Vous semblez très claire, à moins d'avoir oublié des détails qui inflencent l'état de fait au point de changer la situation sous l'angle juridique.
Les héritiers ont deux solutions dans votre cas de figure:
- renoncer à la succession, lequel cas ils n'en entendront plus jamais parler, même si elle est positive en bout de compte.
- accepter la succession sous bénéfice d'inventaire, lequel cas les deniers éventuellement positifs leurs seront attribués. L'avantage de cette solution est l'absence de regrets éventuels.
La LPP n'entre pas dans la succession. Il convient de vérifier si la renonciation à la succession n'entraîne pas renonciation à l'éventuel capital que la caisse pourrait distribuer aux bénéficiaires. Vu la complexité du sujet et la diversité des régimes de caisse, je vous suggère de poser par e-mail, cette question précise à l'Office fédéral des assurances sociales, l'OFAS, Effingerstrasse 20, 3003 Berne, formulaire de contact:
www.bsv.admin.ch/kontakt/index.html?lang=fr en précisant éventuellement à quel secteur/service vous désirez soumettre votre demande.
Deux secteurs/services semblent être compétents:
- la "Surveillance Prévoyance professionnelle"
www.bsv.admin.ch/aufsichtbv/?lang=fr
- le " "Affaires juridiques et haute surveillance PP domaine Prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité Office fédéral des assurances sociales", qui compte 12 juristes selon le site de sa cheffe, Madame Erika Schnyder(
www.erikaschnyder.ch/index.php/parcours.html).
Les créanciers du défunt n'ont en principe aucune possibilité de saisir le capital LPP revenant aux bénéficiaires. Sur ce point, vous avez raison.
Les créanciers des héritiers, c'est une autre histoire. Si un des héritiers a des créanciers, ceux-ci peuvent engager une procédure de saisie. En théorie même, ils peuvent obliger leur débiteur à accepter une succession (je ne l'ai jamais vu en pratique).