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Quand l’aliénation se transforme en enlèvement
(1 visualisation(s)) (1) Invité

SUJET: Quand l’aliénation se transforme en enlèvement

Quand l’aliénation se transforme en enlèvement le 25 Mars 2008 à 18:34 #18071

Bonjour à tous,
Un forum permets de partager ce que l’on vit, histoire que cela n’arrive à personne d’autre, en tout cas, c’est ce que je souhaite via ce que je traverse actuellement.
Où quand l’aliénation d’une mère touche une innocente, voilà, je suis Suisse, ai 37 ans et suis père de 3 enfants, mes garçons ont 17 et 16 ans, ma fille 12 ans, j’ai obtenu le 03 octobre 2007, suite à un divorce houleux de plus de 3 ans, l’autorité parentale sur mes 3 enfants.
La mère, sans raison évidente à quitté la Suisse en octobre 2006 pour s’établir seule dans l’Aude, sans revenu, avec une situation on ne peux plus précaire, elle souffre de psychopathologie avec tendance dépressive ainsi que d’aliénation post-maritale (termes des experts ayant suivi le divorce). Lors de ce départ, elle à laisser les enfants « à la rue », ils ont été pris en charge par les services sociaux et placé provisoirement dans un foyer avec cadre éducatif et un suivi psychiatrique ce que je ne pouvais pas leur offrir, je les ai tout les week-ends, dès la fin de l’année scolaire (juillet), ils viendront vivrent avec moi.
Mes 2 garçons sont en période de préapprentissage.
Ma fille a un léger trouble moteur cérébral et doit impérativement suivre une scolarité spécifique avec un suivi orthopédique et en logopédie, à 12 ans, elle ne maîtrise pas encore la lecture, mais depuis se «placement» et l’éloignement de sa mère, elle a fait d’énormes progrès.
Ma fille aime sa mère, ce qui est normale, elle ne peut par contre pas vivre avec pour les raisons décrites ci après, et je vous donne une métaphore pour comprendre le blème, disons que ma fille est comme un enfant qui aime le chocolat et que sa mère lui en donne à volonté, normal que l’enfant veuille vivre avec, seulement, si l’enfant est diabétique, les conséquences peuvent être dramatique, comme cet enfant qui doit suivre son traitement, ma fille doit suivre un cadre structuré et se « libérer » des tensions familiales, elle est comme une éponge et « vit » ce que sa mère lui transmets comme angoisse
La situation a empiré suite à la décision du divorce, reçue le 04 octobre dernier, en effet, la mère demandait l’autorité parentale uniquement sur ma fille, ce qu’elle n’a pas obtenu pour des raisons claires au niveau juridique, son manque de stabilité (psychique, financier, habitat,…), le fait que l’on ne sépare pas une fratrie ( les garçons ne veulent plus la voir), mais surtout pour ma fille, à laquelle un structure spécifique avec un cadre stable a été mis en place, pour laquelle il ne faut rien changer et surtout l’ôter de l’emprise qu’a sa mère sur elle (la fameuse aliénation…).
Les enfants sont partis à contre cœur en vacances d’automne chez leur mère (décision du juge), dans l’Aude le 06 octobre 2007 (où elle réside) et ils devaient rentrer le 21.10 directement au Home. La mère a ramené les garçons, mais pas la fille.
Dès que j’ai reçu l’information, je suis directement allé l’annoncer à la Police où j’ai déposé une plainte pénale, puis ai fait des démarches par le biais de mon avocat (histoire juridique) pour le rapatriement de l’enfant. Nous avons fais appel à « la convention de la Haye du 25 octobre 1980 sur les aspect civils de l’enlèvement international d’enfant » (dont la Suisse et la France sont membres) par le biais de l’Office Fédéral de la Justice à Berne (OJ), le dossier (rapports d’expertises sociales, psychologique, thérapeutique, les décisions de justice, …) a été transmis au Ministère de la Justice à Paris, puis au Procureur Général de Montpellier (pourquoi pas Narbonne ?) et enfin au Procureur en charge de l’affaire, nous avons dû transmettre tout les justificatifs y relatifs, cela a été fait fin octobre 2007, ma fille n’est à ce jour toujours pas rentrée.
La Mère habite à Narbonne et ils savent exactement où elle se trouve
La France travaille de manière très spéciale sur ce dossier, sans l’intervention de la Fondation FREDI http://www.fredi.ch/files/f_080124201.htm , rien n’aurait bougé, ainsi, l’on sait que ma fille est scolarisée dans une classe générale sans suivi spécifique, la procédure à bien avancée mais il faut avoir les nerfs solide, je m’explique.
Le 11 février, une audience au tribunal de grande instance à eu lieu, nous avons appris que le délibérer avais eu lieu le 25 février…nous en avons su le contenu le 03 mars…
Il en ressort que :
La fille est retenue de façon illégale en France
La mère raptrice doit la rapatriée immédiatement
Les frais et dépend sont à la charge de la raptrice.
Suite à cela, nous avons envoyé un courrier en France pour les informé que des mesures de protection de l’enfant devaient être prisent, en effet, la mère apprend qu’elle est reconnue coupable d’enlèvement et qu’elle ira en prison pour cela, que SA fille va lui être retirée et que les frais de procédures seront à sa charge, imaginez un instant ce qui se passe dans la tête d’une personne souffrant, je le rappelle de psychopathologie…
Sachant ce qu’elle est capable de faire (elle a failli me tuer avec une pelle à neige en acier) j’ai très très peur pour ma fille.
À plusieurs reprisent, j’ai mis en avant le fait que j’irais la chercher moi-même, ce que tout les intervenants m’ont déconseillé de faire, car en cas de contre enlèvements (même si j’ai l’autorité parentale) cela pourrais se retourner contre moi, à ce sujet, la France m’a menacer en cas d’intervention de ma part.
Juste pour information, l’administration française est intouchable ( http://www.divorce-famille.net/pages/r2.htm ) ça fait peur non ?
Nous avons essayé avec des moyens légaux de faire rapatrier l’enfant en demandant à la famille de la mère de s’impliquer, ils ne veulent pas prendre partis…Il est inutile d’essayer de résonner la mère, même en lui ayant démontré ce qu’elle encours (prison) elle ne ramènera jamais SA fille (propriété)
Alors voilà. C’est triste et malheureux, cela fait plus de 6 mois que je n’ai pas vu ni entendu ma fille et ses frères n’ont également aucune nouvelles, ils sont très proche et elle doit se sentir très seule.
Quel que soit les problèmes liés à un divorce, il faut être « adulte » et se comporter comme tel, arrêter de mettre la faute sur l’autre et préserver les enfants pour que ce qui m’arrive ne se reproduise pas.
J’assume ma part de responsabilité en essayant de ne pas prendre les enfants à partis ( et oui, ce n’est pas toujours évident) mais ils ne sont pas l’enfant d’un seul, nous avons été 2 pour les créés, nous devons être 2 pour les aider à grandir et évoluer dans ce monde que nous les adultes avons créé.
Quand au sort de ma fille, sincèrement, je n’ose même pas envisager dans quel état nous la « récupèrerons », à l’heure actuelle, j’espère qu’elle est en vie et qu’elle ne finira pas comme ce garçon de 3 ans écorché pas son père dans des toilettes publique à Fribourg.
Nous sommes dans un monde de malade où l’on se dit que cela n’arrive qu’aux autres, la preuve du contraire m’en est donnée chaque jour depuis 6 mois :cry: .
Les enfants sont des innocents, à nous parent de leur montrer la voie en les encadrant de façon aimante, respectueuse en prenant le temps de les écouter et si possible les comprendre, mais en aucun cas en essayant de se les approprié afin que l’autre ne les aies pas, ce ne sont pas des objets que l’on s’échange au divorce, ils sont les premières victimes d’une séparation, à nous de les en préserver le maximum.
Merci à tout ceux qui passeront lire ce long message et merci encore plus à ceux qui pense que leur enfant sont aussi ceux de leur conjoint(e)
Salutations
Un parent est un chemin, celui qu'il montre à ses enfants pour qu'un jour ils suivent le leur

Re: Quand l’aliénation se transforme en enlèvement le 25 Mars 2008 à 19:40 #18072

  • evian
  • Hors ligne
  • Message: 190
Un grand merci pour ton message

Je ne vie pas cet situation, mais j'imagine très bien ce que tu dois ressentir. J'espère que ta fille te reviendra très vite.

Que les choses vont bouger pour le bien de tes enfants et pour toi.

Je suis de tout coeur avec toi.
Evian.

Re: Quand l’aliénation se transforme en enlèvement le 25 Mars 2008 à 19:59 #18073

  • phb
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  • Message: 787
Bonsoir,

Votre témoignage est déchirant de douleur et suis de tout coeur avec vous. J'ai très bon espoir en vous lisant que cette situation se débloque, malgré les apparences pour le moment.

Les Conventions de la Haye sont nettement plus efficace que l'administration française et les conseils reçus en ce qui concerne un contre-enlèvement sont très judicieux. Laissez la machine se mettre en place d'elle même.

Votre fille est ou devrait être sous la protection de l'état français en raison de l'activation des conventions et demande officielle de Berne, le temps que le cas soit traité. Avez-vous reçu les services d'un avocat français, ce qui est la procédure habituelle? Avez vous la possibilité de contacter votre fille par téléphone depuis son enlèvement ?

Bien à vous

Phb

Re: Quand l’aliénation se transforme en enlèvement le 26 Mars 2008 à 00:10 #18076

Bonsoir,

Que vous dire sinon persévérez, et bon courage :?:

Je ne pense pas néanmoins que cette situation puisse perdurer indéfiniment.

Pourquoi vos 2 fils ont-ils accepté de rentrer sans leur soeur? Avaient-ils pu vous avertir? (pas de jugement, juste une question :wink: )

N'avez-vous aucune possibilité de rentrer en contact avec le lieu de scolarisation de votre enfant?

Courage.

Flo
Never give up.

si c'était simple le 26 Mars 2008 à 09:06 #18077

Bonjour à Tous et merci d'être passé me laisser un petit mot.
En quelques phrases:
Pour les garçons, la mère avais organisé son coup, la fille était avec eux à la gare, ils sont rentré dans le train à la dernière minute, quand il est parti, ils se sont inquièté de pas voir leur soeur, elle était restée sur le quai et qq'un devait passé la chercher...
Concernant la convention de la Haye, le vrai problème est que la France ne la respecte pas, sur les 15 points majeurs de cette convention, la France n'en respecte au minimum pas 8...
La pression ne fonctionne pas non plus, la directrice de l'école refuse d'entré en matière en disant que ce n'est pas à elle de le faire...
Quand aux contacts avec ma fille, et preuve qu'il s'agit également d'une séquestration, je n'en ai aucun, ses frères non plus, la mère refuse qu'elle nous téléphone, et ça, pour ma fille, ça doit aussi être terrible, le fait de se sentir seule, le soutien et l'appuis de ses frères doit lui manquer.
Ce que je ne vous ai pas dit, c'est que la procédure en France est particulière, en effet, la mère a reçu la décision de justice comme quoi elle doit rapatrier l'enfant, elle a un mois pour appliquer cette décision et a été entendue par la Police pour savoir de quelle manière elle procèderai, elle à fait savoir qu'elle refusait de rapatrier l'enfant.
C'est pour cette raison que j'ai demandè à ce que la fille soit protègée, car non seulement la mère peut partir à l'étranger où elle a de la famille, mais aussi se balancer sous le train avec la gamine si elle se sent désespèrée...
Bref, un des blèmes c'est aussi le suivi, nous recevons les informations de la France 2 semaines après, et bcp de choses peuvent se passer dans un laps de temps pareil...
Alors voilà, c'est effectivement difficile à vivre et surtout de ressentir ce que ma fille doit vivre, c'est une petite gaille adorable et joviale, elle à plein de problèmes liés à son trouble psycho moteur mais elle a du courage et fait front, elle se donne bcp de peine à l'école et fait des projets d'avenir et là, tout s'écroule et ça fait mal, en tant que père mais aussi mal pour elle, elle ne mérite pas de vivre cela, aucun enfant ne devrait être tiraillé et pris à partis par l'un des parents qui veux se l'approprier uniquement pour toucher des pensions...
Je souhaite de tout coeur que cela touche à sa fin, ma fille à besoin de stabilité pour progresser et rien que de penser au travail qu'il faudra accomplir pour compenser les pertes engendrées par cette histoire me font mal pour elle.
Merci de votre soutien, franchement, ça fait du bien de se savoir écouter :wink:
Bonne journée à tous
Un parent est un chemin, celui qu'il montre à ses enfants pour qu'un jour ils suivent le leur

Re: Quand l’aliénation se transforme en enlèvement le 26 Mars 2008 à 09:32 #18078

Je suis si désolée de lire ce que tu traverses. Je souhaite que ta fille (et tes fils également) trouvent un jour une bonne stabilité. En attendant, tout mon courage.
Moaaaa

Re: si c'était simple le 26 Mars 2008 à 12:44 #18082

  • phb
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  • Message: 787
liondacier écrit:


elle à fait savoir qu'elle refusait de rapatrier l'enfant.
C'est pour cette raison que j'ai demandè à ce que la fille soit protègée, car non seulement la mère peut partir à l'étranger où elle a de la famille, mais aussi se balancer sous le train avec la gamine si elle se sent désespèrée...


Merci Liondacier,

Vu la situation, l'état français vous a-t'il fourni gratuitement les services d'un avocat ? Avez-vous pris soin d'en prendre un qui connaît ce genre de problème?

J'ai activé en Suisse il y a quelques années les mêmes procédures de rapatriement contre un autre pays européen. D'entrée j'ai reçu les services d'un avocat ... que j'ai refusé et demandé d'être défendu par un avocat de mon choix que le Ministère de la Justrice a accepté. Le retour volontaire a eu lieu après quelques mois. Toutes les correspondances entre Berne et ce pays avaient lieu par Fax. Les délais pour les réponses étaient de 48 heures.

Je me permets de mettre un lien sur votre post avec le texte intégral de cette convention, pour l'information générale des visiteurs de ce site:

www.hcch.net/index_fr.php?act=conventions.text&cid=24


Merci


Phb

Re: Quand l’aliénation se transforme en enlèvement le 27 Mars 2008 à 10:14 #18110

Bonjour PHB,
Merci de votre prise de position, un des problèmes majeure est les respect de la Convention de la Haye, j'avais écrit en France avec une copie de cette convention en ayant surligné les points que la France ne respecte pas, notamment au niveau de l'urgence de la procédure, le malheur est que tout se fait par personne interposée (La France refuse de me divulguer directement des infos) que tout est oral et que l'officiel ont le reçoit 2 semaines après.
La France me propose effectivement de prendre un avocat, mais à mes frais...la moitié de mon salaire part déjà au Home où sont établi la semaine les garçons et ce qui me reste pour vivre est en dessous du minimum vital, donc pas les moyens d'un avocat en France.
Le vrai problème je pense est qu'en fait les gens qui travaille dans ces bureaux n'ont rien à fou... des enfants et des conséquences sur leur avenir.
Cela me chagrine de savoir qu'autant de cas prennent un temps considérable et de voir que l'administration "soutien" par ces procédures les kidnappeurs.
Pour ma part, je n'ai aucune garantie que la France ait pris des mesures pour assurer ma fille, la date executoire arrive à termes et l'on ne sait pas ce que la France fera pour rapatrier la fille puisque la mère ne veut pas le faire...cauchemar
Je vous tiens informé pour la suite
Et si Mme Calmy-Rey daigne lire son courrier et respecte la promesse qu'elle m'a faite, cela devrait aussi accèlérer les choses.
Un parent est un chemin, celui qu'il montre à ses enfants pour qu'un jour ils suivent le leur

Re: Quand l’aliénation se transforme en enlèvement le 27 Mars 2008 à 11:19 #18111

  • phb
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  • Message: 787
Courage à toi liondacier ...

N'hésite pas à revenir :wink:

Phb

Re: Quand l’aliénation se transforme en enlèvement le 27 Mars 2008 à 13:20 #18117

liondacier écrit:
Bonjour PHB,
Merci de votre prise de position, un des problèmes majeure est les respect de la Convention de la Haye, j'avais écrit en France avec une copie de cette convention en ayant surligné les points que la France ne respecte pas, notamment au niveau de l'urgence de la procédure, le malheur est que tout se fait par personne interposée (La France refuse de me divulguer directement des infos) que tout est oral et que l'officiel ont le reçoit 2 semaines après.
La France me propose effectivement de prendre un avocat, mais à mes frais...la moitié de mon salaire part déjà au Home où sont établi la semaine les garçons et ce qui me reste pour vivre est en dessous du minimum vital, donc pas les moyens d'un avocat en France.
Le vrai problème je pense est qu'en fait les gens qui travaille dans ces bureaux n'ont rien à fou... des enfants et des conséquences sur leur avenir.
Cela me chagrine de savoir qu'autant de cas prennent un temps considérable et de voir que l'administration "soutien" par ces procédures les kidnappeurs.
Pour ma part, je n'ai aucune garantie que la France ait pris des mesures pour assurer ma fille, la date executoire arrive à termes et l'on ne sait pas ce que la France fera pour rapatrier la fille puisque la mère ne veut pas le faire...cauchemar
Je vous tiens informé pour la suite
Et si Mme Calmy-Rey daigne lire son courrier et respecte la promesse qu'elle m'a faite, cela devrait aussi accèlérer les choses.


Courage, courage.

Flo
Never give up.
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