Home Violence familiale Femmes victimes de violence

violenceFVous avez peur,
Vous vous sentez seule,
Vous avez honte,
Vous ne savez que faire.

Ces réactions sont normales, c'est la situation que vous vivez
qui n'est pas normale.

La violence n'est pas une fatalité.
Vous avez des droits.
Vous pouvez être aidée.

Les différentes formes de violences

Vous êtes victime de violence physique
si par exemple votre partenaire

  • vous pousse brutalement
  • vous gifle
  • vous donne des coups de poing
    ou des coups de pieds
  • vous mord
  • vous brûle
  • vous blesse avec un projectile,
    un couteau ou une arme.

Ces actes sont interdits par la loi.

Vous êtes victime de violence psychologique
si par exemple votre partenaire

  • vous insulte, vous humilie
  • vous menace
  • détruit vos effets personnels
    ou des objets de la maison
  • vous empêche de sortir seule
  • vous empêche de voir vos ami-e-s
    ou vos parents et vous isole
  • vous harcèle continuellement.

Certains de ces comportements sont interdits par la loi.

Vous êtes victime de violence sexuelle
si par exemple votre partenaire

  • vous viole
  • vous contraint d'une manière ou d'une autre
    à des contacts sexuels que vous ne souhaitez pas

Le viol dans le couple est condamné par la loi.

Vous êtes victime de violence économique
si par exemple votre partenaire

  • ne contribue pas selon ses ressources
    aux dépenses du ménage
  • s'approprie votre argent sans votre
    consentement.

Ces comportements sont interdits par la loi.

Les mécanismes

  • La tension monte
    Vous pouvez sans doute déjà repérer des signes de violence, mais vous croyez que c'est passager et que vous pourrez calmer les choses.
  • La tension accumulée explose en actes de violence
    C'est alors un débordement qui, de reproches et d'insultes, d'humiliations et de menaces, peut aller jusqu'aux coups et aux blessures.
  • Cette explosion est suivie d'une période d'accalmie. Votre partenaire cherche à se faire pardonner, s'excuse, promet de ne plus recommencer.
    Vous reprenez espoir et voulez oublier votre souffrance. C'est comme une nouvelle lune de miel.

Mais cela ne dure pas. Le cycle recommence avec des phases de plus en plus rapprochées et des agressions de plus en plus graves.

Vos enfants aussi sont concernés

Qu'ils assistent ou non aux scènes de violence, les enfants ne sont jamais épargnés. Même s'ils ne l'expriment pas clairement, les enfants sont fragilisés par ce que vivent leurs parents et ils ont tendance à s'investir d'un rôle de protection trop lourd à porter.
Leur souffrance se manifeste souvent dans leur comportement: difficultés d'apprentissage, énurésie, troubles de l'alimentation et du sommeil, agitation, difficulté à établir des relations avec les autres enfants, etc.

Comment les protéger?

Brisez le silence, parlez avec vos enfants de la situation pour leu faire comprendre qu'ils n'en sont pas responsables. N'hésitez pas à mettre leurs enseignant-e-s au courant s'ils rencontrent des difficultés à l'école.
Vous pouvez aussi faire appel à l'infirmière scolaire ou à un pédiatre pour vous aider à trouver un soutien adapté pour vos enfants ou encore contacter le Service de Protection de la Jeunesse (voir adresse) lequel vous renseignera sur les démarches qui peuvent être entreprises afin d'assurer leur sécurité.

Comment vous protéger?

  • Parlez à un-e voisin-e
    Demandez-lui d'agir pour votre sécurité dès les premiers éclats de violence.
  • Protégez vos avoirs
    Bloquez votre compte bancaire, annulez la procuration au bénéfice de votre partenaire, ouvrez un compte personnel.
  • Réfugiez-vous
    Chez des ami-e-s ou des parents dès que vous sentez monter la tension. Vous avez le droit de quitter le domicile conjugal à tout moment pour vous mettre en sécurité.
  • Appelez la police (tél. 117)
  • Expliquez à vos enfants
    Comment ils peuvent se mettre à l'abri et où trouver du secours.
  • Faites établir un constat médical
    Chaque fois que vous êtes brutalisées.
  • Gardez sur vous les adresses
    Des organismes susceptibles de vous aider et contactez-les au moment utile (voir Bonnes adresses). Ils sauront vous renseigner et vous soutenir.
  • Soyez particulièrement vigilante
    Si vous avez l'intention de poser des limites ou de partir.

Importance du constat médical

Si vous venez de subir des violences physiques ou sexuelles, faites-vous examiner par un médecin le plus rapidement possible, de préférence le jour même. A défaut vous pouvez le faire tant que subsistent des marques corporelles.
Demandez-lui d'établir un constat médical détaillé.
En cas de marques ou d'hématomes, il est conseillé de faire des photos dans le but de conserver des preuves. Si celles-ci sont datées, c'est encore mieux.

Les alternatives

Après vous avoir maltraitée, votre compagnon vous a peut-être demandé pardon, promis de ne plus recommencer. Peut-être même a-t-il commencé à changer de comportement. En dépit de ces promesses, la violence s'est répétée. Il faut savoir qu'il est très difficile de briser l'engrenage de la violence sans un soutien extérieur. Votre compagnon a besoin d'aide pour arrêter ses comportements violents et vous pouvez vous-même bénéficier d'une écoute et d'un conseil appropriés.

Quelques conseils pratiques

  • Notez précisément les faits au fur et à mesure, avec les dates. Cela vous sera utile si vous êtes amenées à porter plainte.
  • Utilisez un répondeur automatique et filtrez vos appels. Si votre ex-partenaire y laisse des messages significatifs, conservez la cassette ou faites-les archiver par votre messagerie.
  • Demandez un numéro de téléphone sur liste protégée et si vous possédez un Natel, changez-en le numéro.
  • Si vous déménager, demandez à la poste et au contrôle des habitants de protéger votre adresse.
  • Si vous devez rencontrer votre ex-partenaire, fixez le rendez-vous dans un lieu public fréquenté.
  • Suivez un cours d'autodéfense.

Les aides matérielles

  • Les Centres sociaux régionaux
  • Le Centre de consultation LAVI
  • L'instance d'indemnisation LAVI
    octroie, sous certaines conditions, une indemnisation financière ou une réparation pour tort moral. Pour tous renseignements à ce sujet, adressez-vous au Centre de consultation LAVI.
  • Si vous êtes étrangère ...
    - et que vous avez un permis de séjour valable, vous avez droit à toutes les prestations répertoriées ci-dessus;
    - et que vous êtes sans permis de séjour valable, vous ne pourrez pas obtenir les prestations financières de l'aide sociale et du chômage mais vous pourrez bénéficier de celles du Centre de consultation LAVI et de l'instance d'indemnisation LAVI. En effet, pour ces organismes, seul compte le fait que vous ayez été victime de violences en Suisse.

 

Nos remerciements au Bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes pour la reprise de sa brochure.